Le CRDI à l’assemblée annuelle de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS)
2012-02-16, Vancouver (Colombie-Britannique)
Du 16 au 20 février 2012
Cette année, l’American Association for the Advancement of Science tient son assemblée annuelle à Vancouver (Colombie-Britannique). C’est la première fois depuis 30 ans que le Canada est l’hôte de cette assemblée, l’une des manifestations scientifiques d’envergure mondiale les plus largement reconnues.
Plus de 50 pays seront représentés à l’événement. Parmi les experts invités, qui représentent à eux seuls plus de la moitié des 200 universités, collèges et institutions vouées à la recherche les plus prestigieux au monde, figureront plus de 170 orateurs et conférenciers canadiens. Des centaines de délégués des gouvernements fédéral et provinciaux, du milieu universitaire et d’organisations non gouvernementales du pays y assisteront également.
Pour en savoir plus sur la présence du Canada à l’assemblée annuelle de l’AAAS, consulter le www.science.gc.ca.
Le CRDI à l’assemblée annuelle de l’AAAS
Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) est la plateforme de la collaboration scientifique du Canada avec les pays en développement. Depuis plus de 40 ans, le CRDI soutient la capacité d’innovation des habitants des pays en développement. Il se fonde sur les besoins cernés par ces pays afin d’appuyer des chercheurs locaux qui s’efforcent d’améliorer les conditions de vie au moyen de la science.
Le CRDI relève du Parlement, par l’entremise du ministre des Affaires étrangères. Il est gouverné par un conseil de composition internationale qui réunit des représentants des autres pays du G8 et de pays en développement. Cette structure de gouvernance permet d’assurer l’alignement des orientations stratégiques du Centre sur les priorités mondiales.
Les programmes de recherche du CRDI portent sur des problèmes de développement, dont bon nombre font fi des frontières et exigent des solutions qui, elles aussi, sont internationales. Le CRDI collabore donc avec de nombreux organismes, canadiens comme étrangers, qui sont voués au développement international. Il encourage aussi la coopération scientifique entre disciplines, pays et régions et contribue à faire en sorte que les idées se traduisent par des innovations qui offriront des solutions aux problèmes qui se posent sur les plans environnemental, économique et social, de même qu’en matière de santé.
Le CRDI travaille en étroite collaboration avec une variété de ministères et d’organismes gouvernementaux, d’organismes subventionnaires de la recherche du Canada, d’organisations non gouvernementales, d’universités et de bailleurs de fonds, lesquels seront tous représentés à l’assemblée.
Les activités organisées par le CRDI dans le cadre de cette assemblée sauront intéresser les chercheurs, les entreprises privées, les organismes bailleurs de fonds qui financent la recherche et les membres du milieu universitaire.
Le CRDI participera aux activités suivantes :
- un colloque ayant pour thème les collaborations internationales dans le domaine du savoir : l’atlas de la science et de l’innovation dans le monde musulman (Global Knowledge Collaborations: The Atlas of Islamic World Science and Innovation);
- un colloque portant sur les démarches rigoureuses de prévention du VIH/sida et de lutte contre le VIH/sida (Comprehensive Approaches for HIV/AIDS Prevention and Control);
- un atelier sur la création de cheminements de carrière durables en recherche en santé mondiale (Creating Sustainable Career Paths in Global Health Research: Challenges and Solutions);
- un atelier portant sur les perspectives de carrière en enseignement et en tutorat à l’African Institute for Mathematical Sciences (AIMS) (Lecturing and Tutoring at the African Institute for Mathematical Sciences (AIMS)).
Les visiteurs peuvent également visiter
- le stand du CRDI (no 304), où des délégués s’emploieront à faire connaître les programmes du CRDI, les projets qu’il subventionne, les cyberlivres qu’il publie et les bourses qu’il décerne,
- le pavillon du Canada (no 400).
Présence du CRDI à l’assemblée annuelle de l’AAAS – colloques et ateliers
Découvrez la science telle qu’elle se pratique dans les pays en développement avec ceux qui en sont les acteurs. Des chercheurs soutenus par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), organisme canadien, présenteront leurs travaux et les constatations qui en émanent au cours des séances suivantes :
Collaborations internationales dans le domaine du savoir : l’atlas de la science et de l’innovation dans le monde musulman
Le samedi 18 février 2012 de 8 h à 9 h 30
Salle 211 (pavillon de l’ouest du Vancouver Convention Centre)
Notre aptitude à la résolution de problèmes mondiaux complexes et interreliés est tributaire de notre capacité de collaborer à l’échelle mondiale avec des personnes et à des endroits qui présentent des différences frappantes sur les plans suivants : éducation, recherche, systèmes d’innovation, politique, langue et culture. Atlas de la science et de l’innovation dans le monde musulman est un projet unique mené en collaboration qui étudie le secteur changeant de la science et de l’innovation dans divers pays du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Asie comportant une importante population musulmane.
En étroite collaboration avec des partenaires de chacune de ces régions, les chercheurs explorent de nouvelles occasions de collaboration et d’échange avec l’étranger, en particulier pour ce qui est des défis planétaires communs. Le Printemps arabe, qui a commencé après le lancement du projet, présente tant des possibilités à saisir que des défis à relever quant à la manière dont on peut mettre la science à profit afin de favoriser l’ouverture et la démocratie dans le monde musulman. Lire à ce sujet un article d’opinion de Naser Faruqui.
Présidé par Naser Faruqui, directeur du domaine de programme Science et innovation du CRDI, et coorganisé par Tracey Elliott, directrice, Affaires internationales, Science Policy Centre, The Royal Society (Royaume-Uni), ce colloque explorera certains des thèmes que l’on a dégagés de trois études de pays réalisées en Égypte, au Pakistan et en Malaysie.
Experts
Ismail Serageldin, directeur de la la Bibliothèque d’Alexandrie (Égypte), parlera de la place centrale qu’occupent la science et l’innovation dans la transition vers la démocratie qui s’opère actuellement en Égypte. Zahoor Hassan, professeur à la Lahore University of Management Sciences, au Pakistan, exposera les défis que doit relever le Pakistan pour que les promesses de la science se concrétisent.
K. Thiruchelvam, professeur agrégé à la retraite à l’Université de Malaya, parlera du rôle vital que la Malaisie peut être appelée à jouer dans la société mondiale du savoir.
Démarches rigoureuses de prévention du VIH/sida et de lutte contre le VIH/sida
Le samedi 18 février 2012 de 8 h 30 à 11 h 30
Salle 116-117 (pavillon de l’ouest du Vancouver Convention Centre)
Le principal défi à relever pour endiguer l’épidémie mondiale de VIH/sida consiste à s’attaquer aux causes profondes de la propagation. Ce colloque montrera comment les efforts déployés à l’échelle nationale et à l’échelle internationale en vue de prévenir le VIH/sida et de lutter contre ce dernier ont évolué au cours des trois dernières
décennies, et mettra en relief les recherches et les expériences concrètes qui pourront éclairer les recherches et programmes futurs.
Nelson Sewankambo, de l’Université Makerere (Ouganda), parlera de l’évolution des politiques de lutte contre le VIH/sida adoptées par le gouvernement de l’Ouganda et des résultats qu’elles ont entraînés. John Lavis, de l’Université McMaster (Canada), fera part de ses réflexions sur la manière dont les organismes de santé publique apprennent et dont les chercheurs interagissent avec les responsables des politiques. En savoir plus sur les travaux qu’ils ont réalisés dans le cadre de l’IICR.
Experts
Le colloque sera animé par David O’Brien, spécialiste de programme principal au domaine de programme Science et innovation du CRDI.
Création de cheminements de carrière durables en recherche en santé mondiale
Le samedi 18 février 2012, de 11 h à 12 h 30
Salle 111-112 (pavillon de l’ouest du Vancouver Convention Centre)
Savoir attirer et conserver des scientifiques talentueux est une préoccupation commune pour tous les pays. Les forces mondiales, sociales, économiques et technologiques influencent la mobilité des travailleurs et mettent à l’épreuve les établissements qui doivent soutenir des chercheurs qui s’attaqueront à d’épineux problèmes tels que les inégalités sociales et en santé, les effets dévastateurs du VIH sur les systèmes de santé, et les changements climatiques et les maladies non transmissibles.
L’Initiative de recherche en santé mondiale (IRSM) et la Coalition canadienne pour la recherche en santé mondiale (CCRSM) oeuvrent toutes deux à la création de cheminements de carrière durables. Les animateurs feront fond sur les enseignements tirés de programmes de renforcement des capacités, et présenteront les difficultés à surmonter et les solutions requises pour ce qui est de créer des cheminements de carrière durables, axées sur les compétences en santé mondiale, le financement novateur, les programmes de mentorat et les mécanismes d’apprentissage mutuel.
Animateurs :
Donald Cole, coprésident du groupe de travail sur le renforcement des capacités de la CCRSM, professeur agrégé, directeur intérimaire, Santé mondiale, et directeur, Collaborative Doctoral Program in Global Health, École de santé publique Dalla Lana, Université de Toronto.
Experts :
Slim Haddad, bénéficiaire d’une subvention versée dans le cadre de l’IRSM, professeur et directeur, Département de médecine sociale et préventive, Université de Montréal.
Nancy Edwards, directrice scientifique, Institut de la santé publique et des populations (ISPP) des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), bénéficiaire d’une subvention versée dans le cadre de l’IRSM et membre du comité directeur de l’IRSM, et professeure, Écoles des sciences infirmières, Université d’Ottawa.
Coordinatrice :
Erica Di Ruggiero, codirectrice, ISPP des IRSC, et membre du comité directeur de l’IRSM.
Perspectives de carrière en enseignement et en tutorat à l’African Institute for Mathematical Sciences (AIMS)
Le vendredi 17 février 2012 de 12 h 45 à 14 h 15
Salle 111-112 (pavillon de l’ouest du Vancouver Convention Centre)
Les universités africaines produisent près d’un million de diplômés chaque année; or, ces derniers n’ont généralement pas accès à une formation supérieure en sciences et en technologie. Grâce à l’AIMS, les choses commencent à changer. Le tout premier centre a vu le jour au Cap, en Afrique du Sud, en 2003. Depuis, il offre à des étudiants africains une formation rigoureuse en mathématiques qui les prépare à aller décrocher ensuite un diplôme d’études supérieures en sciences.
L’AIMS-NEI est née du souhait initialement exprimé par le fondateur de l’AIMS, le professeur Neil Turok, qui dirige aujourd’hui le Perimeter Institute for Theoretical Physics, organisme canadien, qui désirait voir éclore le talent scientifique en Afrique et le cultiver, de manière à ce que nous connaissions un Einstein africain de notre vivant. Pour que cette vision devienne réalité, l’AIMS entend établir 15 centres en Afrique d’ici 2020. Le Canada a été le premier grand donateur à se mobiliser. En 2010, le premier ministre Stephen Harper a décidé qu’une somme de 20 millions de dollars administrée par le CRDI servirait à aider l’AIMS à essaimer sur l’ensemble du continent. Une importante première étape a été franchie en septembre dernier, quand a vu le jour, près de Dakar, au Sénégal, un centre qui dessert l’Afrique occidentale et centrale.
Depuis le début, l’AIMS est affaire d’excellence. Les meilleurs étudiants des quatre coins de l’Afrique sont admis exclusivement en fonction de leur mérite, et sans qu’on exige d’eux des frais de scolarité. Et le corps enseignant est formé de bénévoles provenant d’universités figurant parmi les meilleures au monde, attirés par le talent et la passion des étudiants. Parmi les professeurs, on compte quatre lauréats d’un prix Nobel, de même que plusieurs récipiendaires de la médaille Fields, souvent considérée comme la plus haute distinction que puisse recevoir un mathématicien. L’AIMS-NEI est maintenant à la recherche de professeurs et de tuteurs qui travailleront dans les divers centres.
Organisé par Thierry Zomahoun, directeur général de l’AIMS-NEI (Afrique du Sud), cet atelier sera animé par Morgan Pascal, de l’Institut africain des sciences mathématiques au Sénégal (AIMS-Sénégal).
Experts
- Neil Turok, du Perimeter Institute for Theoretical Physics
- Douw Steyn, de l’Université de la Colombie-Britannique
- James Ferguson, de l’Université de la Colombie-Britannique
SUIVEZ la participation du CRDI à l’assemblée annuelle de l’AAAS sur twitter et sur facebook.
Ils sont brillants. Ils changent le monde. Et ils parlent au CRDI.Le CRDI, vecteur d’idées permet d’entendre de brillants penseurs du développement international s’exprimer sur un vaste éventail de questions pressantes. Naser Faruqui explique comment on peut mettre la science et l’innovation au service du développement durable et équitable. Directeur du domaine de programme Science et innovation du CRDI, M. Faruqui veille au bon déroulement de travaux de recherche portant sur les répercussions qu’a l’accès généralisé au téléphone mobile et à Internet dans les pays en développement et de travaux axés sur la manière dont l’innovation dans le secteur non structuré peut améliorer les moyens de subsistance et contribuer au développement inclusif.  Laurent Elder aborde l’incidence qu’aura la science ouverte sur l’avenir du développement international. Chef du programme Information et réseaux du CRDI, M. Elder dirige des activités de recherche qui examinent comment il est possible d’avoir recours aux réseaux d’information pour promouvoir des sociétés de l’information ouvertes, inclusives et respectueuses des droits dans les pays du Sud.  David O’Brien explique en quoi les organismes de financement peuvent jouer un rôle important dans la collaboration scientifique à l’échelle mondiale. Spécialiste de programme principal au sein du domaine de programme Science et innovation du CRDI, M. O’Brien s’emploie à élaborer des programmes de recherche d’envergure qui incitent des groupes de chercheurs à s’attaquer aux défis en matière de développement, et ce, à l’échelon national et international.
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